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Nouvelles & Événements

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Bilan annuel des examens du permis de conduire

28 décembre 2015

La DSCR fait paraître le bilan annuel 2014 des examens du permis de conduire.

Bien qu’intéressant, nous ne pouvons que regretter que ce genre d’information nous parvienne avec près d’une année de retard. Les constructeurs automobiles ont eux droit à l’information concernant leurs immatriculations avec seulement un mois de décalage...

Nous ne pouvons donc que remercier les services de l’Etat de tout mettre en oeuvre pour que nous soyons en mesure d’adapter nos offres à la demande... avec un an de retard !

Télécharger le bilan annuel 2014

Mais où en est donc Ornikar ?

4 décembre 2015

Dans une précédente brève, nous vous informions d’une action juridique menée par l’UNIDEC contre Ornikar. Cette action n’est pas encore arrivée à son terme.

L’UNIC, de son côté, a mené son propre combat qui a connu son terme hier vendredi 3 décembre.

Le jugement de la cour d’appel de Paris est sans équivoque et affirme que l’activité d’Ornikar est bien celle d’une école de conduite, et qu’elle exerce son activité en infraction avec la réglementation. C’est une première victoire, et nous ne pouvons que nous en féliciter.

Reste maintenant à obtenir le même résultat vis à vis de tous ces formateurs qui exercent hors du cadre d’une école de conduite en "free lance".

Dans l’attente de cette deuxième victoire à venir, nous félicitons UNIC de ce résultat.

Retrouver le communiqué de presse d’UNIC

L’UNIDEC assigne ORNIKAR et ses enseignants en référé.

29 novembre 2015

Nous reproduisons ici le communiqué que fait paraître l’UNIDEC, l’une des trois organisations syndicales patronales siégeant au CSER. Dans ce communiqué, l’UNIDEC annonce avoir assigné en référé ORNIKAR et certains de ces enseignants pour exercice illégal de la profession.

_ L’UNIDEC attaque le modèle Ornikar et assigne en référé devant le tribunal de commerce de Nantes, un enseignant de la conduite appartenant à ce dispositif.

Le modèle Ornikar veut promouvoir « une nouvelle approche de la formation à la conduite » en s’appuyant sur un réseau d’enseignants diplômés proposant leurs véhicules à doubles commandes à la location, et en imposant leur présence bénévole pour un apprentissage de la conduite.

L’UNIDEC conteste juridiquement ce concept grossier et trompeur et l’attaque sur trois fronts :
1) L’apprentissage de la conduite présente bien un caractère onéreux car les conditions de location de véhicule proposées et faisant l’objet d’un contrat, ne correspondent pas du tout aux critères et aux standards de ce secteur d’activité, et la marge dégagée sur le coût d’une heure de location finance bien la prestation d’enseignement de la conduite.
Cet enseignement de la conduite à titre onéreux devrait obligatoirement être organisé dans le cadre d’un établissement dont l’exploitation serait agréée par la préfecture du département.

2) L’offre d’enseignement gratuit proposé par le modèle Ornikar relève d’une pratique commerciale déloyale se révélant illégale au sens du Code de la consommation.
La prime gratuite doit effectivement être en lien avec le produit acheté et elle doit être limitée en valeur par rapport au prix de vente du service.

3) La publicité relative au prix de l’apprentissage de la conduite est illégale dans le modèle Ornikar car elle ne mentionne pas de numéro d’agrément préfectoral.
Ornikar avait pourtant déjà été condamnée en juillet 2014 à l’interdiction de toute publicité sur le prix de ses prestations d’enseignement de la conduite, et à supprimer de son site Internet, toute référence à ces prix, jusqu’à obtention de son agrément.

Par sa démarche juridique, l’UNIDEC veut protéger les activités des établissements d’enseignement de la conduite, et vous tiendra informés des évolutions de la procédure.

Enfin, d’autres procédures sont également en cours en ce qui concerne l’exercice illégal de la profession pour lesquelles nous reviendrons vers vous très prochainement.

Nous soutenons bien évidemment la démarche de l’UNIDEC qui s’inscrit dans notre propre politique de dénonciation d’une uberisation de la profession qui ne pourra être que néfaste à ses salariés.

Commmuniqué de Presse : L’UNIDEC attaque le modèle Ornikar

Le torchon brûle...

4 novembre 2015

Les conducteurs de VTC travaillant pour UBER se rebiffent !

Après la baisse unilatérale des tarifs imposée par la société UBER, les conducteurs ont décidé la création d’un syndicat, qui devra défendre leurs intérêts devant la multinationale.

Ils mettent également en évidence leur précarité, leur rémunération attachée directement à la production réalisée quotidiennement, et la faiblesse de leur couverture sociale. Leur statut de travailleur indépendant, pour certain sous statut de micro entrepreneur, ne leur assure effectivement aucune indemnisation des arrêts de travail pour cause de maladie. Ne parlons pas des indemnités chômage ni des cotisations retraite.

Tout cela ne vous rappelle rien ? Oui, vous y êtes. Cela ressemble à s’y méprendre à ce que nous proposent ces nouveaux entrepreneurs de l’économie numérique qui nous promettent des lendemains qui chantent. A quand la création d’un syndicat des enseignants indépendants d’Ornikar et de PermisGO ?

Ecouter les arguments des conducteurs d’UBER

ENTENDUS par le préfet, mais c’est pas "gagné"

9 septembre 2015

Résultat de la manifestation de lundi à Nantes.

Lundi 7 septembre 2015, des centaines (entre 200 et 500 selon l’origine des comptabilisations) d’enseignants de la conduite ont manifesté leur mécontentement du "laisser-faire" de notre administration envers des locations de voitures-écoles avec "moniteurs bénévoles".

Le système d’accroche (de vente) par Internet de "cours" en vue d’obtenir le permis de conduire, sans agrément d’établissement, sans local d’enseignement, sans salarié, ne peut pas être légal dans notre droit français.

Seul l’enseignement "libre", "gratuit", est autorisé avec certaines contraintes.

On peut légitimement se poser la question du suivi des apprentis conducteurs, qui doivent s’inscrire seuls, demander une place d’examen seul, etc. SEULS, Tout seul !

On peut aussi se préoccuper des résultats en matière de sécurité routière. On nous (les enseignants de la conduite en établissement agréés) demande d’utiliser des méthodes permettant d’améliorer la sécurité routière (conformité avec le REMC, auto-évaluation de chacun, ...) Cela passe par une image respectueuse de la réglementation "à tous les niveaux".

On peut aussi se soucier du devenir de ces moniteurs, SEULS, Tout seul face aux exigences de la vie. Comment gérer la maladie, l’accident ? Quelle vie après leur carrière ?

Le préfet a entendu ces revendications et a promis d’alerter les services de contrôles du droit. Ainsi, l’URSSAF et la DGCCRF pourront statuer sur la légalité de telle pratique, qui est considérée comme "travail dissimulé". Il faudra bien que les cotisations et les amendes soient réglées.

Si l’on ne dit rien, quel devenir de la sécurité routière ? Quelles perspectives pour notre métier ?

L’AFP a publié un article sur cette manifestation qui aura au moins permis au préfet de Loire-Atlantique, d’ouvrir une enquête administrative.

Article publié sur Le Point

Lire l’article du CNPA 1 page publiée également en accueil

Téléchargement de l’article de presse AFP relayé sur plusieurs journaux, dont Le Point.

1 page

Cliquez sur le lien vers Le POINT.

http://www.lepoint.fr/automobile/ac...

La reprise au travail : C’est maintenant !

27 août 2015

Certains d’entre nous attendions cette fin août pour prendre des congés. D’autres ont eu la possibilité de prendre 2 semaines en juillet ou en août.

Quoiqu’il en soit, pour la majorité des français, c’est la reprise !

L’école reprend ...

Le travail reprend ...

Mais, soyons satisfait de pouvoir reprendre notre travail : D’autres n’ont pas cette chance !

Certains iront sans doute proposer leurs services d’enseignant (e) de la conduite auprès de nouvelles structures "artificielles" (cyber auto-école) pour gagner un peu de salaire ; Sans aucune couverture sociale, sans droit à la retraite et toujours avec la crainte d’être "pris" en travail dissimulé.


NDLR : Nous vous prions de bien vouloir excuser les défaillances répétées de notre service de connexion. L’hébergeur ayant à faire face à la nécessité de sécuriser un peu mieux ce site (mais, il n’y a pas grand chose à dissimuler : Tout est accessible librement !).


Et pour cette fin d’été : Le dernier "billet" d’humour en image ;

C’est vrai, quoi, il faudrait être un peu sérieux !

Un peu de congés !

31 juillet 2015

La CNSR vous souhaite de bonnes vacances.

Profitez pour marcher, lire, chanter, etc.

Faire tout ce que l’on ne peut faire pendant le travail !

à très bientôt ...

marcheurs

Loi Macron : l’aventure continue !

21 mai 2015

Quelques nouvelles de la Loi Macron, et de ses passages devant les différentes chambres du parlement.

Dans la procédure dite "accélérée" du projet de loi Macron pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, une première lecture à l’Assemblée Nationale et au Sénat a été faite avec un texte largement modifié entre les 2 lectures par les sénateurs. Cela a pour conséquence de déclencher une Commission Mixte Paritaire (CMP) composée de 7 députés et 7 sénateurs désignés par chaque institution et représentant les différentes sensibilités politiques en présence dans chaque hémicycle. Cette CMP se réunira le 3 juin 2015. La CMP a normalement pour fonction de rapprocher les points de vue des deux assemblées, et les articles dont les contenus ont fait l’objet d’un vote différents sont rediscutés par les représentants des deux chambres.

La liste des députés membres de cette CMP n’a toujours pas été communiquée. Cependant la liste des sénateurs est connue. La voici :
Sénateurs membres titulaires : Vincent Capo-Canellas, Catherine Deroche, Dominique Estrosi-Sassone, François Pillet, Nicole Bricq, Jacques Bigot, Annie David
Sénateurs membres suppléants : Alain Bertrand, Jacky Deromedi, Jean-Jacques Filleul, Pascale Gruny, Michel Raison, Henri Tandonnet, Yannick Vaugrenard

Au niveau des membres titulaires on retrouve les différents rapporteurs et notamment Dominique Estrosi-Sassone. En revanche chez les députés c’est plus compliqué compte tenu qu’ils avaient désigné, lors de la 1ère lecture, 7 rapporteurs + 1 président issus du même bord politique.

Dès que nous connaitrons les 7 députés désignés, nous vous les communiquerons.

D’ores et déjà, nous vous invitons à vous rapprocher des sénateurs membres de la CMP, puis de députés qui en feront partie pour faire valoir vos arguments.

Petit rappel de droit constitutionnel... Si la CMP trouve un accord sur un texte commun, le projet de loi est ensuite validé par les 2 chambres. En revanche, si la CMP n’arrive pas à s’entendre sur un texte commun, le texte du projet de loi retourne à l’Assemblée Nationale puis au Sénat pour une nouvelle lecture.

A l’issue de cette navette le dernier mot reviendra à l’Assemblée Nationale qui votera le texte définitif.

En clair, l’aventure continue et l’affaire est loin d’être faite... A noter qu’à cette occasion, la CNSR vous offre une caricature de Macron par le regretté Charb.

L’épée de Damocles

13 avril 2015

Les débats autour des articles 8 et 9 de la Loi MACRON viennent de se terminer au Sénat. Nos élus s’occupent désormais des autres aspects de la Loi.

Si certains articles "votés" par les députés ont été modifiés, certains ont été votés par les sénateurs dans les mêmes termes, ce qui veut dire qu’ils sont définitivement adoptés, et que plus rien ne les changera.

C’est le cas pour le renforcement des sanctions concernant le fonctionnement des centres de récupération de points, de la disparition de l’avis préalable de la CDSR avant la délivrance ou le retrait des agréments, de la mise en place d’un service universel du permis de conduire garantissant un délais de 45 jours après toute demande d’examen. Pour le reste, soit le Sénat a modifié l’écriture du texte de l’Assemblée, soit il a purement et simplement supprimé les articles.

En clair, cela veut dire que rien n’est fini, et qu’il faudra attendre soit les travaux de la commission mixte paritaire, soit le vote final à l’Assemblée pour savoir à quelle sauce sera mangée notre profession.

Mais une chose est certaine. Nous ne sommes qu’au tout début de nombreux bouleversements, et qu’un vent de réformes souffle. Il souffle sournoisement, en passant par les fenêtres quand on croit lui avoir fermé la porte.

Nous en voulons pour preuve ce dialogue entre le ministre Emmanuel MACRON et le sénateur Jean Desessard d’Europe Ecologie Les Verts, auteur d’un amendement qui avait pour effet de rendre possible l’exercice de la profession en dehors d’un agrément, instituant de fait la logique du formateur indépendant.

« M. Emmanuel Macron, ministre. – Je comprends la logique qui est la vôtre.
M. Jean Desessard. – Oui, je vais plus loin que vous, monsieur le ministre.
M. Emmanuel Macron, ministre. – Je reconnais là votre inspiration libérale ! (Sourires) Votre amendement créerait une distorsion de concurrence, car les contraintes ne seraient pas les mêmes pour les écoles et les autres. Sur le fond, ce mouvement est inexorable. (Mme Dominique Estrosi-Sassone, co-rapporteur, le confirme) Prenons le temps nécessaire pour trouver le bon équilibre, et prendre en compte à la fois les intérêts légitimes des acteurs en place, qui ont réalisé des investissements, l’émergence de ce nouveau modèle. Avis défavorable, en regrettant de ne pas pouvoir proposer mieux…
 »
Au final, l’amendement n°435 rectifié n’est pas adopté.
(Vous pourrez retrouver cet échange, et d’autres, dans le compte rendu de séance à partir de la page 38.)

Mais cet amendement traduit bien la logique de ce gouvernement. Et ne nous y trompons pas. A l’Assemblée en deuxième lecture, ou plus tard, quand la profession devra discuter les modalités réglementaires de mise en place des nouveaux textes, cette menace sera à nouveau à l’ordre du jour. On n’hésitera plus, comme ce fût le cas dans une réunion avec la DSCR, à nous dire que si nous ne sommes pas sages, si nous n’acceptons pas les évolutions, il pourrait nous arriver bien pire.

Nous avons désormais une épée de Damoclès au dessus de la tête. Le plus sage serait de s’en éloigner en préparant l’avenir, et en anticipant les évolutions. En démontrant notamment que notre profession est infiniment plus créatrice et novatrice que le modèle qu’on nous propose.

Retrouver le compte rendu de la séance du 9 avril au Sénat

Préavis de grève des IPCSR - Les dates

3 avril 2015

Les IPCSR sont en révolution ! Selon eux, les chiffres donnés par la DSCR sur les délais d’attente dans les départements sont bidonnés, ou du moins, ne tiennent pas compte des élèves repassant leurs épreuves dans un délais inférieur à 14 jours.

C’est probablement vrai. Nous ne sommes pas capables de savoir quel impact a cet "oubli" dans le calcul de la moyenne, car il faudrait savoir combien d’élèves repassent effectivement leurs épreuves moins de 14 jours après leur premier examen. Bref, c’est un combat qui n’a pas beaucoup de rapport avec la réalité de terrain, et qui ne passionnera pas beaucoup les élèves qui attendent.

Mais par contre, ceux qui avaient été programmés le jour de la prochaine grève vont bien se rendre compte que, finalement, ce sera pour un autre jour !

A cette heure, seule l’UNSA SANEER appelle à la grève, une journée « dans la semaine 15 » sans plus de précision.


AJOUT du 3 avril, modifié le 7 avril 2015 :

Nous connaissons maintenant les jours de grèves

Pour l’UNSA-SANEER la date retenue est le mardi 7 avril 2015

Pour le SNICA-FO la grève commence le mercredi 8 avril 2015 et se poursuit(vrait) jusqu’au vendredi 10 avril (reconductible)


Une fois de plus, nous subirons.

Retrouver l’information sur le site de l’UNSA SANEER

L’enseignement des premiers secours intégré dans le permis de conduire

18 mars 2015

Le Sénat a validé définitivement la loi intégrant la formation aux premiers secours dans le programme de formation du permis de conduire.

La loi est publiée au JO du 18 mars 2015

Les nouvelles compétences des apprentis conducteurs seront validés lors de l’examen du permis, très probablement à l’occasion de l’épreuve théorique générale.

Les modalités de formation et d’évaluation seront précisées par voix réglementaire dans les mois à venir.

Il est remarquable de voir que les contenus de formation ne cessent de subir une inflation en volume, alors même que notre gouvernement et nos parlementaires veulent réduire le coût et la durée de la formation.

Incohérence quand tu nous tiens !...

Retrouver le texte définitivement adopté

Décret permis à 1 euro

5 mars 2015

Le décret est paru aujourd’hui au JORF, l’accès au financement "permis à 1 euro par jour" est possible dorénavant à partir de 15 ans.

Depuis plusieurs semaines, l’absence de modification du précédent décret bloquait l’attribution des crédit mis en place pour le financement des permis à un euro dans le cadre des formations anticipée de la conduite des jeunes à 15 ans.

C’est désormais possible. Vous trouverez ci-dessous le lien vers le site Légifrance vous permettant de "convaincre" les banques manquant d’information.

Le décret sur le site Légifrance

L’auto école basching... ça reprend !

24 février 2015

Dans cette période de vacances parlementaires, nous aurions pu penser que le feu nourri pour descendre notre profession allait se calmer. Visiblement, ça ne sera pas le cas.

Vous trouverez ci dessous un lien vers un article qui sort cette semaine dans Marianne, tant en version papier qu’en version internet.

Preuve que les réseaux sont toujours à l’oeuvre, et que tout sera bon pour démontrer que les écoles de conduite sont à abattre.

Seul regret peut-être... Ce qui est décrit dans cet article n’est pas le fruit de l’imagination d’un cerveau malade. Qu’il s’agisse de pratiques commerciales, ou des comportements des enseignants, nous savons tout que tout est vrai. Minoritaire, anecdotique, mais réel.

Nous sommes tous victimes d’une minorité de margoulins, que nous devons combattre avec la dernière énergie. Les organisations syndicales responsables se doivent de les combattre, et de refuser dans leur rang des entreprises dont les pratiques quotidiennes desservent notre profession.

Le business du permis de conduire

La FFMC soutient les écoles de conduite

18 février 2015

Fortement impliquée dans les problématiques de formation, la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC - Motards et Citoyens) vient de faire part de son soutien au mouvement des écoles de conduite, menacées dans leur activité et leur existence par la Loi Macron.

Dans un communiqué de presse relayé sur son site, la FFMC fait part de ses préoccupations. Elle considère notamment que le projet de Loi contribue à dégrader les objectifs de sécurité routière, et demande que l’Etat laisse travailler le Conseil National de Sécurité Routière.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette prise de position, qui confirme s’il en était besoin, l’attachement de cette organisation à l’éducation et à la formation.

Retrouver le communiqué de presse de la FFMC

Permis de conduire : La Poste traîne des pieds

17 février 2015

Annoncée à grand renfort de tambours et de trompettes, la participation de La Poste aux épreuves du permis de conduire ne semble pas aussi simple qu’il n’y paraissait à Emmanuel MACRON.

Si, à son initiative, La Poste s’est bien positionnée pour organiser les épreuves théoriques dès le mois d’août dernier, la réalisation des épreuves pratiques ne coule pas de source.

Il semble en effet que l’affaire ne soit pas aussi évidente pour ce qui concerne les épreuves pratiques. L’annonce faite en séance par le ministre de l’économie semble être un vaste enfumage destiné à apporter une réponse de circonstance aux députés qui s’émouvaient des délais nécessaires pour passer le permis dans certains départements.

En effet, avoir laissé les mêmes députés introduire la notion de service universel du permis de conduire met l’Etat dans le plus grand embarras, surtout quand cette même Loi impose que les délais n’excèdent plus 45 jours.

A lire ci-dessous un article des Echos qui relate que les postiers ne se voient pas vraiment endosser le rôle d’inspecteur du permis de conduire....

Les Echos - Edition du 17 février 2015

C’est confirmé : 100% des aveugles veulent voir !

14 février 2015

Ce matin, le monde entier prend connaissance des résultats du sondage qui nous fait prendre conscience que les Français considèrent que la formation au permis de conduire coûte trop cher...

Quelle découverte ! Quelle information capitale qui nous avait tous échappé... Nous devons tous remercier Ornikar et l’institut CSA de nous ouvrir les yeux. Nous n’y avions pas pensé.

Pendant qu’ils y étaient, ils auraient pu en profiter pour demander au public son opinion sur le prix des assurances, des autoroutes, des voitures et de la réparation automobile. Il y a fort à parier que nous aurions eu les mêmes chiffres à peu de choses près.

Redevenons sérieux. Nous partageons le même constat : passer le permis est un acte qui coûte cher. Mais que les solutions proposées par Ornikar sont à côté de la plaque.

Nous partageons le constat, mais nous avons nous, professionnels œuvrant dans ce métier, depuis des années, fait en sorte que ce prix baisse :

  • en nous battant, seuls, pour fluidifier le système en obtenant de l’Etat des places d’examen ;
  • en faisant des propositions concrètes tels que la mise en place de la conduite supervisée, qui n’est pas une invention de l’Etat, mais de la profession elle-même ;
  • en faisant des propositions sur la fiscalité du permis de conduire ;
  • en faisant évoluer nos pratiques pédagogiques de façon à rendre plus productives nos leçons de conduite, et en réussissant à maintenir le nombre d’heures nécessaires pour obtenir le permis de conduire malgré un niveau d’examen en constante augmentation dans une circulation de plus en plus difficile à maîtriser pour de jeunes automobilistes ;
  • en améliorant notre niveau de conseil afin de permettre aux jeunes et à leur famille d’obtenir des cofinancements de leur permis.

Par contre, nous sommes certains que la solution des plateformes Internet ne changera rien en matière de prix, car les économies réalisées sur la masse salariale en transformant des salariés en auto entrepreneurs seront absorbées par la mise en place d’un intermédiaire entre l’élève client et son enseignant. Ornikar annonce lui même un coût de l’intermédiation de 20%, soit la valeur même de l’économie de la TVA réalisée par le fonctionnement avec des auto entrepreneurs sous statut de micro entreprise.

Bref, entre le fait que ces nouveaux acteurs abusent des fonds publics en appelant leurs futurs collaborateurs à utiliser l’ACCRE (Aide des Chômeurs à la Création ou la Reprise d’Entreprise) pour améliorer leur rémunération, ils vont également priver l’Etat des mêmes ressources fiscales de TVA. Cette TVA dont on a jamais voulu diminuer le taux sur les prestations d’enseignement de la conduite.

Alors oui, ce sondage a autant de valeur que celui qui prétendrait que 100% des aveugles veulent voir, ou que 100% des gagnants ont tenté leur chance.

C’est un non événement, de la poudre aux yeux, de la basse communication. A l’image de ces faiseurs de rêves qui prétendent révolutionner la formation du conducteur.

Le sondage qui change tout...

Très mauvais chiffres de sécurité routière en janvier

12 février 2015

Les chiffres de la sécurité routière sont particulièrement mauvais pour le mois de janvier 2015, avec une hausse des tués de 12% par rapport à la même période l’an passé, soit une hausse de 4,8% sur les 12 derniers mois.

Ce sont notamment les piétons et les deux-roues non motorisés qui accusent la plus forte hausse de mortalité, alors que celle des cyclomotoriste semble confirmer les chiffres de décembre 2014.

Ces chiffres sont mauvais, et on peut se demander jusqu’à quel point les mesures annoncées le mois dernier par Bernard CAZENEUVE seront de nature à inverser la tendance.

En tout état de cause, à l’heure où la représentation nationale s’évertue à tout faire pour faire comprendre à la population que la formation des conducteurs n’est finalement peut-être qu’une formalité, il ne faut pas s’étonner de ces chiffres.

"Sécurité routière : grande cause nationale ?". De qui se moque t’on, quand au nom du permis pour tous et à pas cher, on résume désormais les problématiques de formation à la répétition à l’envie de tests de 40 questions devant un ordinateur et quelques heures de "formation" pratique dans une voiture avec un "enseignant" à peine formé, ou en louant des voitures chez des marchands d’illusions.

Gouverner, c’est prévoir. Et il aurait été utile que ce gouvernement prévoit qu’en envoyant d’aussi mauvais signaux que ceux qu’il a fait porter par sa majorité lors de l’étude de la loi Macron, l’implication des français dans la sécurité routière se relâcherait.

Qui veut devenir policier (bénévolement) ?

10 février 2015

C’est la mode. Demain, les postiers seront inspecteurs du permis de conduire. Nouvelle trouvaille du ministère de l’Intérieur, les motards de la police nationale vont désormais devenir enseignants de la conduite. Encore un petit effort, et nous allons proposer à nos enseignants de faire la police de la route, et aux buralistes d’assurer la permanence d’accueil dans les services d’oncologie le samedi et le dimanche.

Au travers de la charte signée entre la DSCR et la Ligue Nationale des Clubs Motocyclistes de la Police Nationale et Disciplines Associées (LNCMPNDA), l’Etat décide de favoriser l’activité d’une association, composée essentiellement de fonctionnaires, qui va concurrencer directement des entreprises dont cette activité constitue un élément de leur équilibre économique.

Nous ne poserons pas de questions qui fâchent... Cette association est elle agréée ? Dans quels locaux ? Pour quelles activités ? Avec quels formateurs ?

Certes, en ces temps troublés, ce ne sont que des questions sans grande importance...

La charte signée entre la DSCR et la Ligue Nationale des Clubs Motocyclistes de la Police Nationale et Disciplines Associées

L’intersyndicale reçue à l’Assemblée et à Matignon

7 février 2015

En marge de la manifestation regroupant l’intersyndicale et les principaux réseaux, deux réunions importantes se sont tenues dans l’après-midi.

La première avec Monsieur SAVARY, député de la Gironde et rapporteur des articles 8 et 9 de la Loi Macron, les fameux articles qui ont mis le feu aux poudres et provoqué la colère de la profession.

Au cours de cet entretien qui a duré 1h15, les représentants de l’intersyndicale ont fait part de leurs regrets d’avoir été tenus à l’écart des réflexions qui ont mené à la rédaction des amendements, et ont réclamé leur retrait. Monsieur SAVARY s’est déclaré étonné par l’ampleur de la mobilisation, d’autant qu’il considère que les amendements déposés ne constituent pas des atteintes au fonctionnement des entreprises. Il a par ailleurs rappelé que si la représentation nationale s’est emparé du sujet du permis de conduire, c’est en raison des nombreux dysfonctionnements du système qui amènent à des prix et des délais qui aujourd’hui, pénalisent gravement les plus jeunes.
Toutefois, Monsieur SAVARY s’est dit ouvert à des discussions avec la profession, le texte de Loi pouvant subir de nombreux amendements tant au Sénat qu’à son retour devant l’Assemblée. Il a donc proposé la mise en place d’un groupe de travail (un de plus ?) avec les professionnels, et la première réunion aura lieu mardi matin prochain. La porte est ouverte, et l’intersyndicale a pu ébranler certaines certitudes de Monsieur SAVARY, notamment sur l’intérêt, mais surtout les dérives possibles du "tout numérique", le député se défendant de vouloir participer à la création d’un UBER POP de l’auto-école...

L’intersyndicale a ensuite été reçue à Matignon, en présence du chef de cabinet du premier ministre, et des cabinets des ministres de l’intérieur et de l’économie. Lors de cet entretien, les cabinets ont tenu à rappeler que l’initiative des amendements revient aux députés, qui ont fait leur travail sans en référer en rien aux ministres. Il a donc été clairement exprimé que le gouvernement ne s’opposera pas aux amendements déposés par les députés et les sénateurs.

C’est donc clairement vers nos députés et nos sénateurs qu’il faut se retourner, et mettre en place un lobbying actif. La profession devra rester mobilisée et unie, au delà d’une manifestation réussie, mais dont les effets vont vite s’estomper. Il faudra peut être notamment que les organisations syndicales patronales, qui durant cette journée ont joué cavalier seul, que d’autres organisations syndicales existent, sont actives, et sont capables de mobilisation. Les réseaux ont également démontré une forte capacité à agiter la sphère médiatique.

Antagonismes

6 février 2015

A l’heure où la profession manifeste en masse à Paris contre les amendements introduits par les députés aux articles 8 et 9 de la loi Macron, les vieux antagonismes sont plus que jamais, eux aussi, d’actualité.

La lecture des derniers articles publiés sur le site du SNICA FO démontre une fois de plus que la sauvegarde des petits intérêts catégoriels prime l’intérêt public.

Les auditions de la commission sénatoriale sur le Loi Macron se sont mises en place, et les professionnels concernés ont été auditionnés par Madame ESTROSI-SASSONNE, rapporteure du texte.

Bien évidemment, nos amis du SNICA FO se sont empressés de dire que privatisation, point n’était besoin puisque "les journées d’examen se vident, des milliers de places sont perdues et le niveau des candidats présentés est de plus en plus faible." Discours maintes fois tenu, au mépris des réalités que vivent nos candidats et nos enseignants. Qu’ils aillent en parler en Côtes d’Armor ou dans le Finistère, ou l’effectif présent d’IPCSR est de 9 sur 14...

Si les journées se vident, c’est que, comme par hasard, depuis que les IPCSR sont menacés par un projet de privatisation partielle, la répartition des places d’examen est un modèle kafkaïen. Gestion des demandes au compte goutte, coefficient en baisse, et "par miracle", apparition tardive de places supplémentaires à "prendre" dans la semaine. Bien sûr, nos écoles ont la possibilité de multiplier par deux leurs capacités de production rien que pour former en dernière minute les candidats au permis de conduire qui attendent depuis des mois ! Et sur les résultats de nos candidats, j’invite nos amis IPCSR à beaucoup de retenue... Si les services de l’Etat tiennent scrupuleusement à jour les résultats des écoles, il ne faut surtout pas oublier que les écoles tiennent elles aussi à jour les résultats des IPCSR, et qu’il y a beaucoup d’enseignements à en tirer. Il faudra expliquer comment certaines écoles passent dans la même année de 55 à 95% de réussite en première demande (pour vider les plannings, par exemple, comme le proposait, avec beaucoup de pudeur, le site d’une des organisations syndicales d’IPCSR...). Rassurons nous, l’inverse existe aussi (de 80 à 30%...).

Pour le reste, rien de nouveau sous le soleil... entre "Nous avons souligné l’urgence de relancer les contrôles dans les EECA" et "Nous avons remis en avant notre revendication concernant les ASSR1 et 2 qui, toilettées, peuvent avoir valeur d’ETG", nous sommes dans les grands classiques défendus depuis des années par cette organisation qui se complaît dans des discours visant à dévaloriser notre profession, et à démontrer qu’elle a grand besoin d’être mise sous la tutelle et le contrôle des IPCSR.

Il serait pourtant grand temps que les responsables de cette organisation se rendent compte que ce discours est usé, et que rien n’aurait été possible pour le gouvernement si les différents acteurs de l’éducation routière s’étaient présentés unis devant l’administration. A de nombreuses reprises, des ponts ont été tendus afin de favoriser des rapprochements, toujours dédaignés, en caricaturant les propos des ceux qui souhaitaient trouver des approches communes et des compromis.

Que les IPCSR en soient conscients. Ils perdront, notre profession et surtout ses salariés y perdront, et les élèves, futurs candidats et demain usagers de la route y perdront. Uniquement parce que le libéralisme à la sauce MACRON ne peut prospérer qu’en s’appuyant sur les faiblesses collectives et les divisions. Il reste peut être encore quelques espoirs. Ne les laissons pas s’éteindre.

Lectures instructives...

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