Gérer nos émotions en examen.

Encore des agressions vécues par les inspecteurs en examen du permis de conduire.

Dans Les relations avec l’administration et la DSCR, le 8 février 2016

Communication , enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière , examen

Gérer nos émotions en examen.

La CNSR n’a pas vocation à exprimer son opinion sur la façon dont chacun gère ses émotions. Si certains ont visionné le film d’Alain Resnais « Mon oncle d’Amérique » Lien vers la page de Wikipedia qui présente le film , ils ont à l’esprit les apartés du film avec l’intervention du professeur Henri Laborit sur le comportement humain analysé au travers d’expérimentations montrant le comportement des animaux.

D’autres auteurs traitent du sujet des émotions, notamment dans des articles de la revue des Sciences Humaines.

La présentation de nos élèves aux examens reste (et restera sans doute) un moment particulier qui peut nous entraîner à faire ressortir l’expression de nos émotions. Et pourtant, c’est à ces instants de relation avec une personne représentant l’administration, que notre attitude devrait être empreinte de sérénité. Face à un policier, gendarme, inspecteurs du permis de conduire (et même postier), l’usager n’a pas le droit d’agresser l’agent de la fonction publique.

Mais, si l’on fait bien l’analyse des risques psychosociaux dans nos entreprises, notre Document Unique de l’Évaluation des Risques (DUER ou DU en abrégé) [1] relève fréquemment les agressions verbales ou physiques envers le personnel de l’accueil de nos établissements, les enseignants (enseignantes) e la conduite. L’employeur doit tout mettre en œuvre pour protéger son (ses) salarié(s) ; Ainsi, cela passe parfois par le dépôt de plainte envers l’agresseur, afin que le salarié soit reconnu comme victime.

Dans notre article n° 349 du 11/12/2013, nous avions présentés la procédure élaborée par l’employeur des inspecteurs pour soutenir ses agents qui n’ont pas à subir nos « sauts d’humeur », ni celle de nos élèves. Désormais, toute agression verbale ou physique, fait l’objet d’un dépôt de plainte. Et, hélas, c’est de plus en plus fréquent !

Extrait de l’article du 3 février 2016 proposé par l’UNSA-SANEER, syndicat d’inspecteurs et délégués du permis de conduire. Vous trouvez l’article en téléchargement, en bas de cette page ; Ou par le lien direct

Et 2 jours plus tard : Le vendredi 5 février 2016

Contenir ou purger sa colère ?

Sans entrer entièrement dans des explications sur l’expression de nos émotions qui nous poussent à agir parfois au-delà de notre « tempérament naturel » (tel Gérard Depardieu - Ragueneau dans le film - , lorsque Gérard Darieu - Veestrate - vient le « défier » sur « son » territoire dans l’entreprise à Cholet) Lien vers le film disponible sur YouTube . L’analyse montre que notre comportement face à l’agression vécue sera fonction de nombreux facteurs, mais reste facile à prévoir : La fuite ou la lutte ! (La fuite, c’est parfois se taire, enfouir sa frustration / la lutte ou l’agression sera de crier sa colère, voire de foncer sur l’adversaire pour l’obliger à fuir). Évidemment, il y a une montagne de comportements intermédiaires, de l’agressivité sportive ou commerciale à l’empathie bienveillante ou commerciale. Et, l’individu sera parfois incapable d’agir, ni fuite ni attaque : l’inhibition de l’action qui entraîne des troubles à long terme.

Nos élèves et nous-mêmes (accompagnateur en examen du permis de conduire), n’avons pas d’autres choix que de contenir notre ressentiment, même si l’on a parfois l’impression que c’est « l’autre » (l’inspecteur) qui « attaque » ou qui « cherche » (en langage de certaines personnes). Chacun étant dans une situation où la sérénité ne trouve pas sa place, chacun risque de ressentir de l’agressivité venant de « l’adversaire ». Alors, si nous cherchions à comprendre le rôle de chacun, à admettre que des examens ne sont pas un jeu en ligne où l’on peut exprimer en toute liberté son agressivité, si nous comprenons que nous avons tous besoin les uns des autres, alors oui, nous pourrons cesser le combat virtuel que l’on ne peut « gagner ».

Au moins, si se soumettre à l’examen et accepter les remarques le plus souvent justifiées de l’examinateur peut aider à garder confiance, ce n’est qu’un moment à passer. Nous ne demandons pas à nos élèves de "changer" d’attitudes, les nombreuses "histoires" colportées sur l’examen du permis ne nous aident pas vraiment. Et, pour nous, les enseignants, accompagnateurs auprès de nos élèves devenus "candidats" pendant l’évaluation, il suffit de jouer le rôle de l’indifférence. Nous pouvons for bien « évacuer notre rage » plus tard, sous un pont, dans un tunnel, en criant ou en chantant à forte voix.

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Téléchargement

Un article récent sur l’agression vécue par un inspecteur du permis (IPCSR) de la part de l’accompagnateur de l’auto-école le 3 février 2016 ;

PDF - 1.1 Mo

Là, c’est le candidat qui agresse l’IPCSR : Le 5 février 2016. Article extrait du site du SNICA-FO

PDF - 315.7 ko

[1] Le DUER est obligatoire dans chaque entreprise. L’employeur le réalise avec l’aide du ou des représentants des salariés (salarié compétent en prévention et sécurité au travail) à partir des 17 risques recensés par l’INRS et la CNAMTS. Enfin, le DU (DUER) est formalisé en un document (papier ou numérique) par établissement. Le DU doit être mis à jour régulièrement. Tous les salariés de l’entreprise doivent avoir accès au DU, ainsi que les contrôleurs de la santé au travail (Contrôleur de la Carsat, Inspecteurs du travail de la DIRECCTE, etc.).


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