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Jeunes = Sans alcool / Oreillette = Interdit

Dans Sécurité routière, le 27 juin 2015

Communication , enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière , Véhicule personnel

Les oreilles libres pour entendre les sons de l’environnement, mais que pour cela !

En seconde partie, le taux maxi d’alcool pour les conducteurs en période probatoire du permis.

Pour conduire, nous avons besoin d’entendre ce qui se passe autour de nous. Notre environnement nous alerte sur certains dangers : Klaxon d’un usager que nous n’avons pas vu, bruit de moteur d’un deux-roues qui est dans notre angle mort, sirène d’un véhicule ’intérêt général prioritaire, sifflet d’un agent qui nous a vu réaliser une faute et souhaite nous en informer (contrôle - sanction). Les personnes mal-entendantes perçoivent certains sons, de manière différente, parfois sous la forme de "vibration" ; faiblement, mais leur attention est souvent plus forte que le commun des mortels.

Le code de la route prévoit que l’usage d’un téléphone au volant est réprimé. Dorénavant, le simple fait de porter une oreillette sera sanctionnée. Que ce soit de la musique ou un message téléphonique, peu importe, notre attention est détournée.

Certaines associations de victimes de la route auraient souhaité une restriction totale, mais les enjeux économiques ont primé (au moins pour cette fois encore) : Le kit main libre, sans fil sera toléré. Cela suppose que le kit main libre n’accapare pas complètement le conducteur et que la conduite reste "normale".

Le décret prévoit des exceptions, notamment pour la formation et les examens motos, cyclomoteurs et quadricycles légers à moteur. Les personnes ayant un appareil auditif de correction peuvent évidemment conserver leur appareil ; Les conducteurs de véhicules prioritaires pourront continuer à téléphoner ou converser avec leur centre de gestion des interventions (Plusieurs SDIS ont anticipé et équipé les véhicules de commandement en kit Bluetooth).


Seconde partie de l’article


Pas d’alcool avant de conduire,

Surtout pour les conducteurs en période probatoire du permis (jeunes conducteurs ayant un permis depuis moins de 3 ans - ou 2 ans s’ils sortent du dispositif AAC).

Comme pour les conducteurs de transports en commun de personnes (autocars et autobus), les conducteurs en période probatoire, essentiellement des jeunes, ne devront pas boire avant la conduite.

Les raisons ne sont pas les mêmes ! Le conducteur inexpérimentés, souvent jeune, bien qu’ayant d’excellents réflexes, doit faire l’analyse de chaque situation avant de prendre sa décision et d’agir sur les commandes de son véhicule. Ce qui relève e l’automatisme chez le conducteur expérimenté, devient une situation complexe pour le novice.

Certains pays Européens ont fixé le taux à zéro ; mais, on sait que certains aliments et certains médicaments peuvent se transformer en alcool (en faible dose) et ainsi être détecté. La Sécurité Routière a donc choisi, comme d’autres pays, de fixer le taux maximum à 0,2 grammes par litre de sang (soit 0,10 mg/litre d’air expiré). Ce taux qui est appliqué aux conducteurs de transport en commun depuis 2004, ne semble pas poser de problème.

Le décret (2 pages)

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Décret 2015-743

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